Accepter d’être déstabilisé pour mieux avancer

Parole d’évaluatrice…

Un élément qui ressort souvent des accompagnements ÉvalPOP en évaluation des effets est le sentiment de déstabilisation vécu par les membres des équipes. Ainsi, les organismes communautaires qui s’impliquent dans une de nos démarches d’évaluation font preuve d’une bonne dose d’humilité et démontrent une grande faculté de remise en question.

Élaborer son modèle logique et tout remettre sur la table

Le modèle logique est un outil essentiel pour définir les changements qui seront mesurés dans le processus d’évaluation. En effet, il s’agit de définir les liens entre les actions mises en œuvre et les effets attendus.

En repartant de la base, les membres du comité d’évaluation doivent développer une vision collective des changements que leurs activités doivent apporter dans la vie des personnes participantes pour être en cohérence avec la mission de l’organisme.

Quelle surprise de redécouvrir son quotidien sous un autre angle et de retrouver ensemble la raison d’être de ses activités!

La lucidité de se poser les vraies questions

Lors de la construction des outils d’évaluation, l’équipe part toujours des outils existants dans les organismes afin de profiter des opportunités de mesure déjà inscrites dans les façons de faire des intervenantes et des personnes participantes.

Avec une bonne dose d’humour, c’est le moment de se poser les questions qui tuent : que vais-je faire avec les réponses à cette question? Est-ce vraiment utile? Avons-nous le pouvoir de modifier les choses si les réponses sont négatives sur un aspect?

Il faut garder en tête que l’outil de collecte doit mettre en évidence les changements apportés dans la vie des personnes participantes et les dimensions à améliorer dans la mise en œuvre.

L’interprétation des données de l’évaluation

Cette avant-dernière étape du cycle d’évaluation consiste non seulement à décrire les résultats, mais bien à en tirer des recommandations pour l’action. Encore une fois, on peut être surpris de certaines conclusions. Pour dépasser le sentiment de déstabilisation, on se met en action pour mieux répondre aux besoins et arriver à nos fins.

Et ce n’est qu’un début…

Au bout du processus, il n’est pas rare que l’on revienne au début de la boucle et qu’on modifie de nouveau le modèle logique afin qu’il colle encore plus à la réalité mise en évidence par l’évaluation. Lors de ce deuxième cycle, l’équipe risque d’être moins déstabilisée ou peut-être d’y avoir pris goût.

Julie Nicolas

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