Des mots pour exprimer les bienfaits du CÉAF… Un endroit où il fait bon être!

Le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal, le CÉAF, est un lieu de solidarité où foisonnent les idées, les ressources, mais surtout les actions. Les femmes s’y engagent pour agir en faveur de l’égalité et de la justice sociale, et aussi pour briser l’isolement, vivre de beaux moments ensemble et, parfois, changer leur parcours de vie.

Le centre offre plusieurs services dont la halte-garderie, les cours d’informatique, les ateliers de conversation, les midis soupe, mais aussi des comités d’action locale dans lesquels sont impliquées de nombreuses femmes.

L’an dernier, l’équipe a mis sur pied un comité dans le but d’améliorer son processus d’évaluation et de pouvoir mieux mesurer les effets de ses actions sur les participantes. Nous avons demandé à l’intervenante responsable du projet de nous partager leur expérience empreinte de beaux résultats, mais aussi de défis.

« Au Centre des femmes, l’évaluation a toujours fait partie de nos pratiques, mais nous souhaitions aller plus loin pour enrichir notre discours concernant les effets de nos services sur les femmes de la communauté.

Du temps…

Le processus d’évaluation a représenté plusieurs défis pour l’équipe surtout en termes d’énergie et de temps requis. Au terme du processus, qui a duré une année, nous avons comptabilisé 103 heures de travail : réunions, suivis, rédaction, entrée de données, apprentissage des outils, rédaction du questionnaire, organisation du groupe de discussion…

Pour amorcer le processus, un comité d’évaluation a été formé. Celui-ci, après l’analyse de la situation, trouvait pertinent d’évaluer les ateliers de francisation, mais cette option n’a pas été retenue, car les participantes n’étant pas toujours les mêmes d’une semaine à l’autre, les résultats à la fin du processus n’auraient pas été significatifs. Nous avons donc choisi de faire l’analyse des services dans son ensemble. Une tâche colossale!

Des outils…

Nous avons développé deux outils importants en comité : le groupe de discussion et le questionnaire d’évaluation. Le groupe de discussion, composé de 14 participantes, a permis d’aller plus en profondeur sur notre mission, nos trois volets d’intervention et nos différents axes de travail.

Pour la rédaction du questionnaire d’évaluation, nous avons travaillé avec d’autres groupes communautaires pour le choix du contenu et la rédaction des questions. Cette démarche a été très enrichissante et nous avons beaucoup appris en regardant les autres groupes travailler.

Notre questionnaire est beaucoup plus « parlant » que celui que nous utilisions auparavant et le choix des questions amènent les participantes à nommer beaucoup plus de faits. Nous sommes passés de réponses de type témoignage à des réponses beaucoup plus précises qui nous permettent de voir si nous avons atteint nos objectifs.

Par contre, les outils d’évaluation proposés ont représenté un défi pour l’équipe. Nous avons pris un certain temps à apprendre les logiciels pour bâtir le questionnaire d’évaluation et, ceux-ci n’étant pas très adaptés à la situation du milieu communautaire, nous avons dû faire les entrées de données pour plusieurs participantes moins habiles avec l’informatique.

Des résultats…

Dans l’un ou l’autre des outils, les femmes se sont exprimées sur les raisons de leur implication, mais aussi sur ses bienfaits : partage d’expérience, amélioration de la concentration, déconstruction des préjugés, plus grande ouverture aux autres, meilleure compréhension des systèmes d’oppression et création d’un réseau social… Bref, un endroit où il fait bon être.

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Vers le futur…

Parmi les outils développés, le questionnaire est celui qui demeure le plus utile. Il sera réutilisé tel quel cette année, car les questions sont toujours pertinentes. Nous avons hâte de comparer les résultats de l’an dernier avec ceux de cette année.

Le bilan de l’année présenté aux participantes, plus détaillé, a ouvert la discussion entre les femmes et les a amenés à s’exprimer davantage. De plus, l’évaluation permet d’avoir des données tangibles et des mots pour expliquer le choix d’arrêter, de modifier ou de poursuivre une activité.

Nous avons beaucoup réfléchi sur les meilleures façons de démontrer les impacts de nos actions et sur le langage à utiliser pour les mettre en valeur. Au terme de cette démarche, l’évaluation nous a donné quelques outils réutilisables, une meilleure compréhension des effets de nos actions et, surtout, des mots pour les expliquer. » Christine Drolet, intervenante

Le 6 décembre dernier, les membres du CÉAF étaient à Québec pour présenter une pétition qui dénonce le harcèlement et la violence sexuelle faites aux femmes locataires et pour sommer le gouvernement d’agir. Et, heureusement, les actions du CÉAF se poursuivront pour améliorer la vie des femmes d’aujourd’hui et de demain.

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